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France Stratégie a publié le 10 décembre son tableau de bord concernant l’attractivité de la France. Celui-ci place la France au 6ème rang mondial. 66 Md$ ont été consacrés à la Dépense Intérieure de Recherche et Développement (DIRD) en 2018, qui cumule l’effort de financement du secteur privé et public.

L’investissement dans la recherche du secteur privé représente 68%, pour une moyenne de 70% au sein de l’Union Européenne (UE). Globalement, l’effort de recherche augmente de nouveau après deux années de baisse. Il s’élève désormais à 2,2%, soit un niveau légèrement supérieur de celui de la moyenne de l’UE (2,0%). Il se calcule en effectuant le rapport des DIRD par le PIB. Ce dernier augmente chaque année de manière plus importante que les DIRD. L’objectif de 3% reste ainsi compliqué à atteindre.

De plus, les premiers chiffres provisoires du Crédit Impôt Recherche (CIR), au titre des dépenses exposées en 2018, ont été diffusés ce 15 décembre sur le site du MESRI. La dépense publique s’élève à 6,812 Md€ d’euros pour un volume de dépenses de R&D déclarées de 24,698 Md€. Ce volume de dépense concerne 21 024 bénéficiaires. Cela représente une créance moyenne de 324 011 euros. Les entreprises qui déclarent des opérations de R&D représentent 95,7 % de la créance. Celles qui déclarent des opérations d’innovation représentent 3,7%. Enfin, les dépenses de collection fournissent 0,5% de la créance totale.

Le CIR 2018 s’élève à 6,812 Md€ d’euros

De plus, il est intéressant de voir que, en 2018, les PME représentent 82% des entreprises bénéficiaires du CIR. Celles-ci obtiennent 27% de la créance, les plaçant au même niveau que les ETI. Fort logiquement, les grandes entreprises représentent 3,35% des bénéficiaires pour un bénéfice de 46% de la créance globale allouée au CIR recherche.

S’agissant des secteurs d’activité, l’industrie manufacturière est bénéficiaire du CIR « Recherche » à hauteur de 61% quand les entreprises de service correspondent à 74,5 % de la créance du CIR « Innovation ». Au sein de l’industrie manufacturière, le secteur « Industrie électrique et électronique » représente 14,5%. Il devance celui de la « Pharmacie, parfumerie et entretien », 11 %. S’agissant des dépenses d’innovation, les entreprises du secteur « Conseil et assistance en informatique » tirent leur épingle du jeu avec un volume de la créance de 43,5 %.

Enfin, la répartition géographique des bénéficiaires est très concentrée pour le CIR « Recherche ». Cela n’est pas le cas des bénéficiaires du CIR « Innovation ». Quatre régions cumulent 85,5 % de la créance dédiée aux dépenses de R&D. En premier lieu, on trouve la région Île-de-France (64,6% de la créance), suivie de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de la région Occitanie et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.